Préparation individuelle
La réserve d'eau potable
L'eau est le seul poste du kit que les sources officielles chiffrent précisément. C'est aussi le premier à manquer, et le seul qu'on ne peut remplacer par rien.
Quelle quantité par personne
L'affiche officielle française indique 6 litres d'eau potable par personne pour 72 heures, [Ministère de la Transition écologique] soit 2 litres par personne et par jour. [Ministère de la Transition écologique]
D'autres référentiels d'urgence chiffrent le besoin autrement, en séparant la boisson des autres usages domestiques. L'Organisation mondiale de la santé retient de son côté une fourchette de 2,5 à 3 litres par personne et par jour pour la boisson et la préparation des aliments, [OMS, cadre humanitaire] et un total de 7,5 à 15 litres par personne et par jour une fois l'hygiène et la cuisson comprises. [OMS, cadre humanitaire] Ces fourchettes relèvent de la planification humanitaire, pour une population desservie par des points d'eau : elles ne constituent pas un objectif de stock domestique, et le composeur ne s'en sert pas.
Conserver la réserve
Des bouteilles fermées d'origine, conservées à l'abri de la lumière et de la chaleur, demandent peu d'entretien. La vérification annuelle du kit porte notamment sur les dates de péremption. [Ministère de la Transition écologique]
Désinfecter une eau douteuse
Si l'eau disponible n'est pas sûre, deux méthodes officielles existent. La première est chimique. Il faut diluer 250 millilitres d'eau de Javel à 2,6 % de chlore actif dans un litre d'eau pour obtenir une solution mère, [ARS Guadeloupe] utilisable pendant 24 heures. [ARS Guadeloupe] On ajoute ensuite 6 gouttes de cette solution mère par litre d'eau à désinfecter, [ARS Guadeloupe] puis on laisse reposer 30 minutes avant tout usage. [ARS Guadeloupe]
La seconde méthode est thermique. Il faut faire bouillir l'eau à gros bouillons pendant 5 minutes dans un récipient couvert, puis la laisser reposer une heure à l'abri des pollutions extérieures. [ARS Guadeloupe]
Ces méthodes ont une limite qu'il faut connaître avant de s'y fier. Les traitements décrits éliminent les pollutions physiques et microbiologiques, mais pas les contaminations chimiques. [OMS] Une eau soupçonnée d'être polluée chimiquement ne doit pas être bue, même traitée.